Les médias sociaux et la nourriture : comme, comme... et les mauvaises habitudes à la table ?
Une étude menée auprès de plus de 220 000 adolescents de 41 pays a montré que l'utilisation problématique des réseaux sociaux est liée à des habitudes alimentaires moins saines. D'autre part, l'utilisation excessive, sans dépendance, a eu des effets plus légers et même certains effets positifs, tels que la consommation accrue de fruits chez les garçons. Les auteurs soulignent l'importance d'une communication positive sur l'alimentation dans les réseaux.

Qui n'a jamais passé des heures à rouler sans même le réaliser ? Mais lorsque l'utilisation des réseaux sociaux dépasse la limite – soit par exagération, soit par pure dépendance émotionnelle – les impacts dépassent de loin le temps d'écran : ils atteignent le plat des adolescents.
Une étude avec plus de 220 000 jeunes de 41 pays, parmi lesquels plusieurs d'Europe et d'Amérique du Nord, ont montré une relation inquiétante entre l'utilisation excessive ou problématique des réseaux et habitudes alimentaires malsaines. La recherche a analysé la fréquence avec laquelle les adolescents ont mangé des fruits, des légumes, des bonbons, des boissons gazeuses... et s'ils ont bu ou non le petit déjeuner tous les jours.
Les résultats ont été clairs : le plus problématique de l'utilisation des réseaux, pire la qualité des aliments. Ces adolescents ont montré une consommation plus faible de fruits et de légumes, ont consommé plus de boissons sucrées et ont eu une mauvaise habitude de sauter le petit déjeuner. L'effet est encore plus frappant chez les filles. L'utilisation excessive, mais sans signes de dépendance, a des effets plus mitigés : les jeunes boivent aussi plus de boissons gazeuses et sont moins réguliers aux repas, mais curieusement, ils consomment un peu plus de boissons gazeuses. fruits – surtout les garçons.
L'étude a fait une distinction importante entre les deux profils d'utilisation : l'excès est celui qui passe toute la journée en ligneMais sans subir de graves conséquences émotionnelles. Les Le problème implique des signes clairs de dépendance, comme la perte de contrôle, l'utilisation pour échapper aux émotions ou les conflits avec la famille et les amis à cause du temps d'écran.
Et derrière ces données est un message important pour ceux qui travaillent avec la communication alimentaire: le type de contenu qui circule dans les réseaux a également du poids. Les auteurs suggèrent que , bien que l'excès de temps d'écran entraîne des risques, le contact avec des messages positifs sur la saine alimentation dans les réseaux peut faire une différence.
La grande leçon ? Démoniser les réseaux sociaux ne suffit pas. Il est temps d'examiner le contenu, le contexte et les motivations de l'utilisation. S'ils sont bien utilisés, ils peuvent également être alliés pour promouvoir des choix plus conscients et sains chez les jeunes. Parce que communiquer bien sur la nourriture se nourrit aussi.
Référence : KHAN, A. FENG, J. CHACHAY, V. TSANG, J. H. HUANG, W. Y. SIT, C. H. P. & MINICHELLO, V. Bytes et morsures : utilisation des médias sociaux et comportement alimentaire chez les adolescents dans 41 pays. Recherche pédiatrique, 2025, doi.org/10.1038/s41390-025-04030-z.
Image : Pik franc