L'ANSES a publié une évaluation sans précédent de la contamination par le SPAF en France, basée sur près de deux millions de données, montrant sa présence dans l'eau, la nourriture et le sol. Malgré les règlements avancés, de nombreuses substances manquent encore de surveillance, exigeant des mesures proactives du secteur agroalimentaire. L'étude met également en lumière les possibilités d'innovation et d'avantage concurrentiel pour les entreprises qui adoptent des pratiques sûres et libres de SPAF.
L'attention croissante portée à la question des contaminants environnementaux affectant la chaîne alimentaire revient à la lumière avec ce qui promet d'être un nouvelle évaluation publié par l'Agence nationale de sécurité sanitaire – ANSES (ANSES) en France, sur les composés per- et polyfluoroalkyles, appelés PFAS.
Selon la déclaration d'Anses, il s'agit d'une évaluation globale de la contamination par ces composés en France, basée sur près de 2 millions de données relatives à 142 PFAS.
Bien que tous les détails ne soient pas entièrement ouverts, nous pouvons déjà souligner certains points clés :
- ANSES déclare qu'elle met en œuvre une enquête approfondie les niveaux de SPAF dans différentes matrices: eau potable, aliments, air intérieur et poussière, sol, produits de consommation, expositions biologiques.
- La réglementation française et européenne sur les SPAF progresse: par exemple, dans l'eau destinée à la consommation humaine, la DIRECTIVE (UE) 2020/2184 introduit un suivi de 20 SPAF et fournit un paramètre de 0,50 μg/L pour l'ensemble mesuré.
- ANSES souligne que , bien que des règlements existent, beaucoup reste à étudierDe nombreuses substances restent mal mesurées ou mal caractérisées sur le plan toxicologique.
- À partir de 2026, selon la planification de l'ANSES, de nouvelles données sur l'alimentation (exposition alimentaire) et l'eau seront publiées, renforçant ainsi la surveillance nationale.
- Au niveau des politiques publiques, la France met déjà en œuvre un plan d'action interministériel pour le PFAS qui vise à renforcer la surveillance, réduire les émissions, innover l'analyse et mobiliser les données.
Pour le secteur agroalimentaire, ces données lancent une alerte et une occasion d'action :
- Exposition alimentaire et chaîne de production
- Si le SPAF est présent dans les aliments, l'eau de production, les sols agricoles ou les emballages, il existe un risque de contamination indirecte des aliments.
- Cela signifie que les entreprises du secteur devraient commencer (ou renforcer) à surveiller en interne la présence de ces composés dans leurs procédés (matières premières, intrants, emballages, eau de traitement, effluents).
- Des analyses récentes suggèrent que les matrices alimentaires (poissons, abattages, œufs, etc.) font déjà l'objet d'études dans d'autres rapports, ce qui indique que la surveillance devrait être inscrite à l'ordre du jour.
- Réglementation et conformité futures
- Avec des lois plus strictes en France (par exemple l'interdiction du PFAS dans les cosmétiques, les textiles à partir de 2026 et l'objectif d'élimination d'ici 2030) et avec des directives européennes qui élargissent la couverture, le secteur alimentaire devrait se préparer à des réglementations plus exigeantes en matière d'emballage, d'intrants, d'eau et de déchets.
- Cela signifie anticiper : choisir des fournisseurs avec certification ou analyse de PFAS, utiliser des matières premières avec traçabilité, et intégrer les exigences de Minimisation de FFAS dans le système de qualité et de conformité.
- Gestion de la réputation et de la communication
- Consommateur de plus en plus informé: l'expression Polluants éternels a commencé à gagner de l'espace dans le débat sur la santé et l'environnement (comme le montrent les articles de presse)
- Les entreprises qui adoptent une position proactive peuvent utiliser ceci comme un différentiel — par exemple, sans monitoring de l'APHAS, un emballage faible de l'AFAS, des processus contrôlés par l'eau pour les micropolluants.
- Innovation et avantage concurrentiel
- Le scénario indique une demande accrue de solutions de remplacement du SPAF (p. ex. emballage sans SPAF, traitement de l'eau avec élimination du SPAF, techniques agricoles qui limitent l'entrée de ces composés dans le sol).
- Les entreprises qui prévoient cette transition peuvent acquérir un avantage concurrentiel, accéder à des marchés plus réglementés et ajouter de la valeur dans la chaîne.
Le rapport ANSES représente étape importante comprendre la contamination par le SPAS dans l'environnement et la chaîne alimentaire en France — et par extension, sert d'avertissement à l'Europe et au Brésil.
Pour le secteur agroalimentaire, le moment est venu anticipation stratégique: surveiller, adapter, innover.
L'intégration de sujets comme le SPAF dans le plan d'étude, les audits de qualité et les bonnes pratiques de production alimentaire devient de plus en plus essentielle.
Nous invitons nos partenaires, étudiants et professionnels à réfléchir : comment votre entreprise est-elle préparée pour ce scénario émergent ? Quelles mesures concrètes sont prises pour atténuer les risques et garantir la sécurité alimentaire pour tous?
Source: RÉPONSES
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