Au colloque du 14 mai au Palais Bourbon à Paris, plusieurs zones ont défendu la substitution du PRG100 par le PRG* pour une évaluation plus précise de l'impact climatique de la création de ruminants. L'événement a souligné l'importance de systèmes agricoles étendus et de pâturages permanents pour la préservation des sols, la biodiversité et la qualité de l'eau. On a également souligné que les incidences sur l'environnement et la santé dépendent davantage du modèle de production adopté que des ruminants eux-mêmes.
La discussion sur l'avenir de la création de ruminants et sa relation avec la durabilité a récemment acquis de nouveaux contours, à la lumière des dernières découvertes scientifiques et des débats entre experts de la différents domaines. Plus qu'un événement ponctuel, le dialogue actuel reflète la nécessité de revoir les concepts et les mesures qui guident les politiques publiques, les pratiques de production et les choix des consommateurs.
Le 14 mai, le Palais Bourbon à Paris a accueilli plus de 400 participants pour un colloque de haut niveau sur les impacts des systèmes de ruminants sur le climat, l'eau, la pollution et la santé publique. L'événement, organisé par le Fonds de dotation Solid Grounds et parrainé par le député français Philippe Bolo, a réuni des experts de différents domaines, dont des membres du GIEC (Groupe d ' experts intergouvernemental sur l ' évolution du climat), agronomes, géographes, sociologues, élus, producteurs ruraux, organisations de la société civile et représentants des entreprises et des cantines.
Le débat a été marqué par la critique des méthodes actuelles de calcul de l'impact climatique de l'agriculture, en particulier l'utilisation du PRG100 (Global Heating Potential en 100 ans).
Selon les experts, cette mesure ne reflète pas fidèlement l'impact réel des différents gaz à effet de serre sur le climat, générant des distorsions importantes pour le secteur. Des ruminants. Myles Allen, climatologue à l'Université d'Oxford et coauteur du rapport spécial du GIEC, a comparé l'utilisation du PRG100 avec une « tentative d'atterrir un avion avec un altimètre défectueux » — il n'est pas possible de savoir si nous allons monter ou descendre.
Le PRG, nouveau paramètre recommandé par le GIEC, a été présenté comme une solution de rechange parce qu'il permet une évaluation plus réaliste de l'impact des gaz à effet de serre sur l'augmentation de la température, compte tenu de la nature cumulative du CO2 et du N2O, plutôt que de se concentrer uniquement sur le méthane.
L'adoption du PRG, recommandée par le GIEC, semble être une alternative à une évaluation plus réaliste. Cette mesure permet de prioriser la réduction des gaz à effet de serre cumulatifs, comme le CO2 et le N2O, au lieu de se concentrer uniquement sur le méthane. Michelle Cain, de la FAO, a souligné que, dans le contexte européen, le N2O - principalement des engrais synthétiques - a un poids plus important dans le réchauffement climatique que le méthane émis par les ruminants.
Le colloque a également souligné le rôle central des systèmes agricoles étendus et des pâturages permanents pour la durabilité des systèmes agroalimentaires européens. L'entretien de ces systèmes contribue au stockage du carbone dans le sol, à la préservation de la biodiversité et à la qualité de l'eau.
Xavier Poux, agronome et consultant, a souligné que le PRG aide à réorienter le débat vers les systèmes de production, et pas seulement vers les animaux eux-mêmes. Il ne s'agit pas de la vache, il s'agit de la façon dont les ruminants sont élevés, surtout lorsqu'ils sont nourris de céréales fertilisées ou de soja importé, il détermine l'impact environnemental.
Plusieurs experts ont rappelé l'importance de systèmes agricoles étendus et de pâturages permanents, qui ont présenté des recommandations pour des politiques publiques visant à préserver ces agroécosystèmes.
Léo Tyburce, du WWF France, a souligné que l'entretien des pâturages et des ruminants herbivores est essentiel pour la résilience du sol, le cycle de l'azote et la structuration des paysages ruraux.
Dans la perspective de la santé, Michel Duru et Alain Peeters, tous deux agronomes, ont souligné la nécessité de reconnecter les ruminants au pâturage. Le pâturage par rotation dynamique, par exemple, apporte des avantages non seulement pour le sol et la biodiversité, mais aussi pour la qualité nutritionnelle des produits dérivés des animaux de pâturage riches en oméga-3.
L'intensification de la production, fondée sur les concentrés et les céréales, a été critiquée pour avoir eu des effets négatifs tant sur l'environnement que sur la santé humaine.
En résumé, le débat actuel souligne l'importance d'adopter des mesures plus précises pour évaluer l'impact climatique de l'agriculture, établir un ordre de priorité pour les systèmes de production durables et reconnaître la valeur des pâturages et la grande création pour la santé de la planète et des populations.
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