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Nouvelle réglementation de l'eau dans le secteur alimentaire européen

Nouvelle réglementation de l'eau dans le secteur alimentaire européen

Le nouveau règlement européen, en particulier la directive (UE) 2020/2184, renforce les exigences en matière de qualité de l'eau et la responsabilité du secteur alimentaire dans son contrôle. La gestion repose sur une approche axée sur les risques, y compris la surveillance continue et l'attention aux contaminants émergents comme le SPAF.

L'évolution récente de la réglementation européenne permet à l'industrie alimentaire de repenser profondément la manière dont elle gère l'une de ses ressources les plus essentielles: l'eau. Traditionnellement considérée comme un apport opérationnel, l'eau joue désormais un rôle central dans la sécurité alimentaire, la conformité à la réglementation et l'efficacité productive.

Ce mouvement est directement lié à la mise en œuvre de la directive (UE) 2020/2184, qui définit de nouvelles exigences en matière de qualité de l'eau dans l'Union européenne, ainsi que sa transposition dans les cadres nationaux.

Les règles introduisent une approche plus exigeante et plus globale, avec des limites accrues pour certains contaminants et une plus grande attention à la gestion des risques tout au long de la chaîne d'approvisionnement en eau, y compris dans le contexte des aliments industriels.

Cela implique que les entreprises cessent de dépendre exclusivement de la qualité de l'eau fournie et deviennent responsables de la conformité au point d'utilisation. Cela signifie l'intégration du contrôle de l'eau dans les systèmes de sécurité alimentaire, tels que les membres A, en assurant une surveillance continue, l'identification des points critiques et une réponse rapide aux éventuelles déviations.

Parmi les principaux changements apportés par le nouveau règlement, mentionnons le renforcement du contrôle des contaminants, y compris les substances associées aux processus de désinfection, comme les chlorates, et les composés émergents comme le SPAF, connus pour leur persistance dans l'environnement.

L'inclusion de ces paramètres accroît considérablement la complexité de l'analyse et exige une plus grande rigueur technique dans la gestion de l'eau au sein des unités de production.

Ce nouveau cadre accélère également la nécessité d'investir dans des solutions technologiques. Les systèmes tels que l'osmose inverse, la filtration avancée, la désinfection contrôlée et les outils de surveillance numérique deviennent essentiels pour assurer non seulement le respect de la législation, mais aussi la stabilité des processus de production et la qualité finale du produit.

Outre la dimension réglementaire, l'eau devient un élément stratégique de la gestion industrielle. L'optimisation de son utilisation, la réduction des pertes et la possibilité de réutilisation sûre s'inscrivent dans une logique plus large d'efficacité et de durabilité, alignée sur les objectifs européens de transition écologique et d'économie circulaire.

Le nouveau règlement ne doit pas être considéré seulement comme une obligation, mais comme un signe clair de transformation du secteur. La façon dont les entreprises répondent à ces exigences peut influencer directement leur compétitivité, leur capacité d'innovation et la confiance des consommateurs.

L'eau cesse donc d'être une ressource invisible pour s'affirmer comme l'un des piliers de l'industrie alimentaire moderne, nécessitant une approche intégrée combinant rigueur technique, investissement et vision stratégique.

Source: Directive (UE) 2020/2184 du Parlement européen et du Conseil, sur la qualité de l'eau destinée à la consommation humaine, fixant des exigences minimales en matière de qualité de l'eau et de surveillance, y compris l'eau utilisée dans les activités du secteur alimentaire.

Image : Freepik